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La Thyroïde et l’endocrino-psychologie

La Thyroïde et l’endocrino-psychologie

La Thyroïde fait vivre l’être par l’oxydation cellulaire et l’animation de tout le métabolisme. Elle donne l’imagination, la sensibilité et les émotions.

Oxygénation cellulaire et métabolique, maturation neuronale.

La thyroïde est la glande de l’adaptation.

La première ébauche de cette glande se manifeste au 12ème jour fœtal. Elle contient de la substance colloïde à la deuxième semaine et de l’iode vers le troisième mois. Dans la genèse de l’être humain, la thyroïde ouvre le ban, les autres glandes ne fonctionnant qu’à sa suite.

Le système nerveux ne se constitue que plus tard, il faut attendre la fin de la vie fœtale, soit plus de 8 mois, pour voir apparaître la myéline des nerfs. Le fœtus n’assurera son développement cérébral que grâce à la thyroïde et l’hypophyse. L’hypophyse agit sur nos automatismes, sur la gestion des différents métabolites, sur la croissance, la résistance physique et morale. Elle donne le jugement et l’esprit de calcul.

Division cellulaire et développement

L’hypophyse est la glande de l’analyse, de la logique du raisonnement et de la comparaison.

La surrénale possède un principe de désoxydation antagoniste de la thyroïde.

Elle donne la force musculaire, le tonus, l’agressivité, le sens concret et pratique, l’esprit de compilation.

Régulation de la température couplée avec la thyroïde, fonctionnement musculaire et tonus

La Génitale interstitielle régule l’ensemble des glandes et vise à les stimuler, à les freiner ou les stabiliser, jouant un rôle de balancier. Elle est le support de la volonté, du libre arbitre et de l’équilibre.
Son absence n’empêche pas la vie organique mais elle est impliquée largement dans la qualité de notre vie mentale et spirituelle.

3 glandes possèdent des caractéristiques vitales, organiques et psychologiques, tandis que la quatrième possède un pouvoir général sur l’ensemble. La glande génitale se décompose en deux parties :

  • La glande reproductrice
  • La génitale interstitielle.

Les 3 pubertés

  1. 8° jour de la naissance : stimulation de la glande génitale par les 3 autres glandes. Erection chez le petit garçon et congestion des seins chez la petite fille. Cette puberté déclenche le réveil fonctionnel de la glande génitale qui était jusqu’alors en sommeil
  2. La seconde puberté : Passage de l’enfance à l’adolescence avec apparition de la volonté, de l’attention et de la pudeur. C’est  l’étape d’un effort glandulaire  en vue d’un équilibre entre toutes les glandes.
  3. La troisième puberté : Elle peut passer inaperçue chez le garçon mais pas chez la fille (apparition des règles). Cette puberté est organiquement l’apparition des cellules reproductrices. Les tendances intellectuelles, les états sentimentaux  et les futures aptitudes psychologiques vont s’affiner et s’affirmer.

Les pubertés stimulent l’axe glandulaire selon l’ordre : 

hypophyse-thyroïde-surrénale-génitale 

Tandis que l’évolution de l’enfant se fait selon l’ordre inverse :                                                     surrénale-thyroïde-hypophyse-génitale.

L’évolution de l’homme :

  1. Jusqu’à un an, l’enfant est surrénalien, comme l’indique sa tonicité musculaire et sa capacité de sommeil incomparable.    
  2. Entre un an et sept ans, l’enfant est sous la dépendance de la Tyroïde (métabolisme basal le plus élevé à 5 ans) afin de lui apporter les automatismes musculaires et le langage. 
  3. Entre 7 et 11 ans, c’est l’hypophyse qui s’impose et qui va impulser le développement physique et déterminer l’apparition des pubertés.  Elle procure les capacités de calcul et de raisonnement.
  4. La glande génitale prend le relai pour faire sentir progressivement ses effets dans l’organisme.

A l’âge adulte, la glande génitale interstitielle s’hypertrophie pendant que les autres s’atrophient progressivement. Tandis que les autres glandes, surrénales, thyroïde et hypophyse voient leurs éléments glandulaires remplacés insensiblement par des cellules nerveuses, la génitale interstitielle augmente ses formations glandulaires. 

Le rôle des glandes dans les fonctions organiques :

L’hormone thyroïdienne conditionne la charge des globules rouges en oxygène. Si une cellule pulmonaire accroit ses besoins en oxygène, elle va fixer une quantité d’hormones supplémentaires. Les globules rouges vont donc se décharger de ces hormones pour se charger en gaz carbonique.

L’action thyroïdienne accélère les mouvements respiratoires.

  • Hypothyroïdie : mouvements respiratoires qui se raréfient et faible charge  des globules rouges.
  • Hyperthyroïdie : accélération de la respiration et charge en oxygène plus importante, ce qui entraîne des troubles  respiratoires lorsque les possibilités cellulaires et fonctionnelles sont dépassées.
  • Action thyroïdienne sur la circulation : le muscle cardiaque et les nerfs : La thyroïde intervient sur le cœur et les vaisseaux par une vasodilatation générale qui fait baisser la tension. La surrénale provoque une vasoconstriction tout en augmentant le tonus de contraction et le débit cardiaque.
  • Tyroïde et digestion : Elle active la digestion : foie, estomac, intestin, pancréas. Hypo et hyper : faim, soif, digestion, transit…
  • Tyroïde et immunité : métabolisme iodé
  • Élimination : Hypophyse : élimination de l’eau car elle est excito-sécrétoire par augmentation de la filtration glomérulaire et résorption de l’eau au niveau des tubes urinifères.
  • Thyroïde : élimination des sels et de l’eau pendant le jour.
  • Oxydoréduction : Les combustions cellulaires se font à basse température pour ne pas détruire la cellule. Une oxydation lente et faible participe à la nutrition et à la régénération des tissus, ce qui permet des réserves. Une oxydation rapide et intense  permet aux éléments cellulaires d’utiliser les produits accumulés par la nutrition. La réduction est assurée par les surrénales.
  • Chaleur corporelle : rôle de thermostat de la thyroïde via hypo ou hyperfonction influant l’importance de l’oxydation cellulaire.
  • Lutte antitoxique :  La thyroïde agit sur la moelle osseuse en provoquant la prolifération rapide des myélocytes et érythroblastes et augmente la phagocytose et les réactions immunologiques
  • Infection : Rubor-Calor-Dolor : activité Thyroïdienne
  • Métabolisme glucidique : réserves de glucose libérées par les surrénales, l’hypophyse et la thyroïde.
  • Métabolisme lipidique :  Pancréas et surrénales sont impliqués dans la formation des graisses. L’hypophyse les utilise pour en faire des protéines cellulaires quand elle est active. En hypo fonction : réserves dans les parties basses du corps. La thyroïde libère les graisses et les brûle, tandis que foie, surrénales et pancréas  concourent à produire des réserves adipeuses
  • Glandes et minéraux : Les sels minéraux unis aux bicarbonates maintiennent le pH sanguin et le taux de substances circulantes ne peut être mesuré que par les hormones. Le sang peut être considéré comme un liquide glandulaire. On retrouve l’antagonisme complémentaire entre thyroïde qui commande le nerf sympathique et les surrénales qui commandent le nerf vague.
  • Décalcification : hypo fonction glandulaire.

La vie humaine se fait d’abord et avant tout grâce au système hormonal. À l’heure du développement intensif des neurosciences, la prévalence du système nerveux est-elle toujours justifiée ?

Sources :

L’endocrino-psychologie de Jean Duchazaud d’après les travaux du Docteur Jean Gauthier.