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Les neurotransmetteurs partie 2

Les neurotransmetteurs partie 2

La Dopamine

La Dopamine est une petite molécule synthétisée dans des zones bien précises du cerveau à partir le l’acide aminé Tyrosine disponible dans notre alimentation.
Elle active le tonus musculaire, stimule la croissance des tissus et a un effet vasodilatateur au niveau des viscères.
Du côté cérébral, elle « dope » la vigilance et « booste » la motivation et la curiosité.
Ce médiateur chimique va contrôler le plaisir, le sentiment de possession et de jouissance et également celui de récompense.
Dans une logique de fonctionnement électrique du cerveau, la Dopamine est associée à la tension électrique qui nous donne l’intensité avec laquelle le cerveau répond à un stimulus.
Une faible intensité devient synonyme de fonctionnement au ralenti…
La Dopamine nous alerte des dangers mais peut aussi nous faire plonger dans des situations préjudiciables si le besoin de plaisir dépasse certaines normes (conduites antisociales, addictives…).
Prendre du plaisir se traduit par une production de Dopamine dans notre organisme et les sensations restent en mémoire dans notre corps et il peut arriver que ce processus s’emballe.
Le défaut de Dopamine le plus remarquable reste la maladie de Parkinson avec son cortège de rigidité, de tremblements musculaires, d’irritation et de dépression.
Les troubles de l’attention et l’hyperactivité sont également des pathologies étroitement liées à la Dopamine.
On peut y remédier en jouant sur les précurseurs de la Dopamine, à savoir la Tyrosine et la phénylalanine ainsi que par apport de vitamines B.
Les excès de Dopamine entrainent une modification cellulaire, la cellule dissimulant ses récepteurs de la molécule au niveau de la membrane pour essayer de baisser cette excitation.
Résultat : pour produire un même effet, le besoin de Dopamine est plus grand.
Et si cette production de Dopamine se situe dans un cadre de comportement posant problème, tel que jeux d’argent, recherche du danger, usage de tabac, d’alcool ou de drogues, la liste étant non exhaustive, on tombe alors dans les phénomènes d’addiction.   
L’action des drogues sur le circuit de la récompense est depuis longtemps connu, celle du sucre est moins étudiée mais très similaire…
La Dopamine est un neurotransmetteur du matin qui favorise le dynamisme, les projets et on pourrait la résumer en disant qu’elle est la médiatrice du plaisir personnel immédiat.

Le GABA

C’est le principal neurotransmetteur inhibiteur, sans lui les neurones s’emballeraient.
Il permet de réduire l’activité générale du cerveau et de le garder sous contrôle.
Il détermine notre rythme cérébral et contribue à la production d’endorphines, hormones du bien-être.
Qui dit rythme dit réception harmonieuse des flux électriques déterminant notre façon de gérer le stress.
On peut lui associer mes mots stabilité, relations sociales, pondération…
 Manquer de GABA équivaut à la panique électrique au niveau cérébral pouvant induire convulsions, troubles neurologiques, attaques de panique, irritabilité, nervosité, anxiété…
Tous ces troubles émotionnels ont une répercussion sur le plan physique en touchant potentiellement l’intégralité de notre corps : arythmie, prise de poids, troubles intestinaux, douleurs chroniques, tremblements, contractions, mauvaise digestion
Devant un si grand nombre de symptômes, l’insuffisance des niveaux du GABA dans l’organisme passe souvent inaperçue, ce qui en fait un phénomène largement répandu.

On agira sur ses précurseurs au premier rang desquels se classe la Glutamine, élément clé de notre organisme.
C’est grâce à elle que le GABA peut jouer son rôle en inhibant la stimulation des neurones.
Comme toujours les vitamines B sont importantes et doivent accompagner la Glutamine.
La prise de Chlorella ou de Spiruline reste un vecteur intéressant du fait de leur grande biodisponibilité et leur richesse en vitamines.
C’est le neurotransmetteur de la stabilité.

La Sérotonine

Elle est produite à la fois dans le cerveau et dans des organes divers comme l’intestin, à partir du Tryptophane.
C’est un neuromédiateur vital au contrôle de nos équilibres et à l’homéostasie.
Elle agit sur le sommeil et la régulation des humeurs et des sentiments.
Elle contribue aussi à la satiété via le contrôle de nos comportements alimentaires.
Une pulsion vers la consommation de sucre est souvent révélatrice d’un manque de sérotonine au même titre que les sautes d’humeur ou les réveils la nuit.
La Sérotonine doit normalement corriger la Dopamine au cours de la journée pour l’ensemble de nos fonctions.
Mais cet équilibre est fragile car les précurseurs de ces  deux neurotransmetteurs utilisent les mêmes molécules de transport et il arrive quelquefois que cette concurrence pousse notre organisme à produire plus de Dopamine, réduisant ainsi la production de Sérotonine.
Difficile de conserver un équilibre si un bus de 50 places doit emmener 60 personnes…
Le manque de Sérotonine induit donc l’anxiété, des troubles de l’humeur et de l’attention pouvant mener à la dépression.
D’un point de vue physiologique, il n’est pas rare de constater des troubles de la coagulation et des migraines, entre autres symptômes.
Les impressions de faim, voire de fringale sont fréquentes et peuvent entraîner la prise excessive d’aliments, mettant en œuvre le circuit de la récompense actionné par la Dopamine dirigeant la manœuvre.
Chocs émotionnels=épuisement de la Sérotonine= irritabilité= grignotage= surpoids
La Sérotonine joue également un rôle dans la régulation du stress, synonyme de production accrue de cortisol et d’adrénaline.
Il est donc important de conserver son stock de Sérotonine surtout, si le stress perdure.
Les personnes atteintes de fibromyalgie ont toutes des niveaux très bas de Sérotonine.
Un faible niveau de ce neurotransmetteur se traduit aussi par une moins bonne synchronisation des hémisphères cérébraux induisant des changements de caractère :
agressivité, dépression, phobies, repli sur soi, sommeil non réparateur (la sérotonine influence la mélatonine), difficulté à respirer.
La Sérotonine est donc un neuromédiateur indispensable au bien-être et à l’autocontrôle.   

 

L’Acétylcholine

C’est un neurotransmetteur jouant un rôle essentiel dans le Système Nerveux Central où elle est impliquée dans la mémoire et l’apprentissage.
Mais ses fonctions s’étendent également au système nerveux périphérique en ce qui concerne les fonctions végétatives et l’activité musculaire.
Elle  est associée à la vitesse de propagation du flux électrique qui doit être élevée pour que la capacité de concentration et de mémoire soit optimale.
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont toujours  besoin d’Acétylcholine.
Cette molécule favorise la rétention d’eau dans la cellule, une carence entraîne donc une déshydratation préjudiciable y compris pour nos fonctions articulaires et osseuses.

L’Acétylcholine intervient aussi dans la composition de la myéline qui protège nos fibres nerveuses.

Les précurseurs de cet important neurotransmetteur sont :

  • Les vitamines B, notamment la B1 et la B5
  • La Choline
  • L’Acétylcoenzyme A
  • La Phosphatidylsérine

L’Acétylcholine est une substance essentielle à  la créativité, à la réflexion rapide et à l’action.
Sociabilité, ouverture sur le monde, bienveillance et attention dépendent également du niveau de ce neurotransmetteur dans notre organisme.
Tous ces caractères sont bien évidemment en souffrance en présence d’un déclin cognitif et de maladies dégénératives du cerveau.

L’Ocytocine

Dans le cerveau, les neurones possèdent des ocytorécepteurs, en particulier dans l’amygdale et le cerveau limbique.
On connait le rôle de l’ocytocine dans le processus de la naissance par son action sur le muscle utérin pour les contractions et l’expulsion du placenta.

Suite à l’accouchement, une bouffée d’ocytocine vient apporter au cerveau une sensation de bonheur et de tendresse en stimulant la production d’endorphines cérébrales.
Issue de l’évolution de l’espèce humaine au même titre que la Vasopressine, l’ocytocine contrôle « le calme et le contact » nécessaire à la vie sociale dans la relation mère/ enfants ainsi que dans les relations inter-individus comme le couple et l’altruisme et la solidarité du groupe.
A la lumière des dernières études scientifiques, il semblerait que l’Ocytocine soit impliquée dans une maladie comme l’autisme.
Les enfants autistes ont moins d’ocytocine détectable dans le sang et on a pu aussi remarquer que, en cas d’accouchement normal, l’ocytocine déclenche le processus de la naissance et permet de libérer du GABA faisant ainsi chuter le taux de chlore dans les neurones du fœtus.
Dans d’autres circonstances, ce mécanisme ne se produit pas correctement et le niveau de chlore trop élevé en résultant endommage les neurones de l’enfant.
On teste actuellement des nébulisations intra-nasale d’ocytocine sous forme de spray.
Ce type de traitement améliore la situation en matière de rapports sociaux.
L’ocytocine s’impose donc comme un médiateur incontournable dans l’attachement de la mère à son enfant et les rapports d’empathie.
Elle joue aussi un rôle considérable à l’adolescence, au cours d’un acte d’amour, pour nous permettre tendresse et lâcher-prise.
Les larmes de joie, de bonheur ou de rire sont en prise directe avec le largage d’Ocytocine, couplé avec une production d’endorphines.
Des scientifiques de Strasbourg ont pu mettre en évidence, dans l’Hypothalamus, une trentaine de neurones qui produisent de l’ocytocine parcourant le chemin de la douleur, le long de la moelle épinière.
Sous cette production, l’intensité de la douleur inflammatoire diminuerait de 30 à 40%.
A la fois neurotransmetteur et hormone, l’Ocytocine est la substance de la tendresse qui vient assouplir notre cerveau.

Mieux connaître les neurotransmetteurs nous permet de faire le lien Corps-Esprit.
Douleurs, pathologies et attitudes  ont souvent une même origine.
En reliant symptôme et comportement, on peut y voir plus clair et ainsi pouvoir agir efficacement.

Il existe des compléments alimentaires qui permettent de pallier à certaines déficiences en neurotransmetteurs :

Favorise une meilleure qualité de sommeil sans somnolence et agit sur les fonctions cognitives : en accroissant  les niveaux de dopamine et de Gaba (acide Gamma-aminobutyrique) et en contrôlant les niveaux de la sérotonine

Pour le maintien de la fonction cognitive normale, des fonctions psychologiques et des performances

  • Neuro nutrients  :

https://crystal-bien-etre.com/memoire/neuro-nutrients-memoire-558.html
Un complexe de nutriments spécifiques :  L-phénylalanine, L-tyrosine et L-glutamine.
3 acides aminés indispensables à la production de dopamine et noradrénaline, adrénaline et dopamine, gaba pour les cellules nerveuses du cerveau.
Pour améliorer mémoire, concentration et vivacité d’esprit


Dans un prochain article, nous verrons   comment identifier, par un simple questionnaire, d’éventuelles insuffisances en neurotransmetteurs.   Si vous le souhaitez, pous vous aussi lire la première partie de cet article sur les neurtransemetteurs .